
Pourquoi les chauffe-miroirs tombent en panne (et comment y remédier) Les salles de bains sont extrêmement hostiles aux équipements électroniques. D’une part, il y a une chaleur intense, et d’autre part, de la vapeur épaisse et lourde. C’est un mélange idéal pour provoquer des pannes. La plupart du temps, lorsque le chauffe-miroir cesse de fonctionner, le problème ne réside pas dans l’élément chauffant lui-même. Il s’agit plutôt du point où le fil de plomb est connecté à cet élément. Si l’étanchéité n’est pas parfaite, l’humidité peut pénétrer à l’intérieur. Une fois que cela se produit, il y a oxydation, l’isolation se détériore, et voilà : court-circuit.
Le problème de “vieillissement thermique”
Beaucoup de dispositifs bas de gamme utilisent simplement du colle bon marché ou des connexions mal serrées. Dans une vraie salle de bains, cela ne fonctionne pas. Pensez-y : le chauffe-miroir s’allume, il devient chaud, il se dilate. Ensuite, il refroidit et se contracte. Le fil de cuivre et l’élément en céramique ou en quartz ne se contractent pas au même rythme. Avec le temps, cela crée de minuscules fentes. On appelle cela “vieillissement thermique”. L’isolation devient fragile, elle se fissure, et dès que de la vapeur entre en contact avec le courant électrique, tout cesse de fonctionner.
La bonne façon de procéder
Pour éviter cela, nous utilisons un type d’étanchéité que l’on trouve généralement uniquement dans les équipements haut de gamme. Au lieu de simplement appliquer du colle sur le fil, nous utilisons un système de scellage en plusieurs étapes. Nous utilisons du silicone résistant à haute température ou des résines époxyes spéciales qui permettent à l’élément chauffant de se dilater et de se contracter librement. Cela crée une étanchéité hermétique. Plus d’oxygène, plus de vapeur d’eau, plus de problèmes. Cela permet à la résistance de rester stable et au chauffe-miroir de fonctionner correctement. Si vous utilisez un sceau bon marché, vous misez simplement sur le fait que le chauffe-miroir durera 12 ou 18 mois avant de tomber en panne.
Quelques conseils pour l’installation
Il y a cependant un compromis à faire. Comme cette étanchéité est beaucoup plus solide, le fil de plomb devient un peu plus rigide. Vous ne pouvez pas le plier à un angle aigu pendant l’installation, sinon vous risquez une fissure dans l’étanchéité. Le truc, c’est de laisser un peu de jeu dans le boîtier. Assurez-vous simplement qu’il n’y ait aucune tension exercée sur ce joint. Si vous faites cela, le chauffe-miroir devrait durer aussi longtemps que le miroir lui-même. Sinon, vous attendrez simplement un matin humide pour que le disjoncteur saute.